IA : pour une convergence européenne

« We need to create a holistic ecosystem at the European level », déclarait Anne Bioulac (Roland Berger) lors d’une conférence donnée pour France is Ai 2018 à Station F le 18 octobre dernier. 

Selon Damien Gromier (France Digitale), les vingt-huit pays de l’U.E., Royaume-Uni compris, ainsi que la Norvège et la Suisse ont tout intérêt à s’unir afin de faire émerger une culture deep tech européenne. C’est en travaillant de concert, tout en misant sur la valeur ajouté de chacun, que l’Europe pourra se hisser au niveau des grandes puissances de l’intelligence artificielle que sont les États-Unis et la Chine. 

Les chiffres le prouvent : forte de 2 261 startups dans le domaine de l’IA à ce jour, l’Union Européenne élargie aux deux pays sus-mentionnés est pleine de ressources. Seulement, celles-ci sont fragmentées.

Comment réunir trente nations différentes, chacune disposant de ses spécificités, sous une même vision fédératrice, un objectif commun? C’est le défi que relèvera l’European Strategy for Artificial Intelligence, lancée en avril 2018 dernier par l’U.E..  

En attendant, France Digitale et Roland Berger s’associent pour proposer deux pistes d’évolution majeures: 

  • « An AI-friendly regulation »

Une politique favorisant le développement de l’intelligence artificielle participerait à l’émergence de celle-ci dans un contexte européen : en facilitant l’accès à une base de datas, sans perdre de vue les exigences éthiques, ce qui est décrit comme une « politique pro-active de partage de données non-personnelles » permettrait aux nations débutantes dans le domaine de fournir de la matière à leur machine learning. 

  • « A common and clear legal framework » 

Un cadre légal clair et commun à tous encouragerait développeurs et investisseurs. Actuellement, chaque nation suit ses propres règles, ce qui freine la croissance d’un écosystème d’IA à la fois international et intra-européen. 

En outre, une réelle culture de l’investissement doit s’affirmer afin de stimuler la croissance de cet écosystème. 

Nicolas Dufourcq (Bpi France), l’affirme : « Le miracle ne viendra pas du service public. Il faut injecter de l’argent privé ». Le Directeur Général de la Banque Publique d’Investissement exhorte les grandes entreprises du CAC40 à soutenir les startups qui participent au développement de l’IA, et souhaite voir se forger des ponts entre ces deux entités aux fonctionnements foncièrement distincts et pourtant si complémentaires. 

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