Le harcèlement sexuel au travail est devenu un enjeu majeur de la RH :

On entend par harcèlement sexuel au travail tout comportement à caractère sexuel ou fondé sur l’appartenance sexuelle, ressenti comme importun par la personne visée et portant atteinte à sa dignité. Le harcèlement sexuel est considéré comme un délit réprimé par le Code du Travail, notamment lorsqu’il y a sollicitations de faveurs sexuelles sous peine de sanction professionnelle.

Après le scandale de l’affaire Harvey Weinstein, on a assisté à une « libération de la parole » quant aux violences sexuelles et au harcèlement subis au travail par les femmes et les hommes. Le nombre de plaintes déposées par des victimes auprès des autorités françaises a explosé. On a également vu apparaître sur les réseaux un fort engouement pour le #balancetonporc.

La problématique du harcèlement sexuel a marqué les débats de société fin 2017 et en 2018. Il s’agit maintenant pour les responsables des ressources humaines d’agir en conséquent. Ils doivent faire en sorte de proposer simultanément de la prévention  (sensibilisation, formation) ainsi que des solutions en curatif pour les victimes comme  la prise en charge des femmes ou des hommes victimes de harcèlement (ligne d’écoute, accompagnement psychologique).

Pour faire de la prévention, il est indispensable que l’entreprise et ses employés connaissent la loi, c’est une priorité. Le délit de harcèlement est mal connu par les employeurs et par les salariés. Pour faire de la prévention efficacement, il faut avoir une bonne communication interne au sein de l’entreprise et instaurer un système de dénonciation en interne. La sensibilisation passe par une meilleure compréhension du sujet.

Pour prévenir efficacement de ce risque il faut également multiplier les  formations auprès du personnel : DRH, managers, représentants du personnel…. Les salariés appréhendent mieux le phénomène et ils peuvent s’apercevoir qu’ils sont eux-mêmes victime de harcèlement ou que certains de leurs collègues en sont victime et qu’il faut agir pour leurs biens êtres. Il faut changer les mentalités sur le long terme et cela se traduit par une action dans les écoles dès le plus jeune âge. Depuis la maternelle, où l’accent doit être mis dans les activités sur le respect et le libre choix, jusque dans le supérieur, où des structures internes de lutte contre le harcèlement sexuel peuvent être mises en place.

Une solution pour réduire le harcèlement peut être l’alourdissement des sanctions contre les employeurs qui n’auraient pas fait le nécessaire pour prévenir le harcèlement dans leurs entreprises. Les chefs d’entreprises se sentiraient davantage concernés si les sanctions étaient à la hauteur du problème.

Les moyens pour lutter efficacement contre cette pratique sont plus que limités. Aujourd’hui, seules 18% des entreprises sont équipées d’un système de prévention pour faire face au harcèlement sexuel. Ces organes internes comme le comité anti harcèlement chez Randstad sont supposés encourager la dénonciation et la transition vers une libre expression du problème. L’organe accompagne les salariés permanents et les intérimaires en cas de harcèlement moral et sexuel. Ce comité propose une cellule psychologique, accompagne les victimes et réalise des enquêtes au sein des entreprises avec qui il établit également des échanges sur ce sujet.

Ce sujet encore sensible est encore tabou dans de nombreuses entreprises, il est du devoir des responsables des ressources humaines de faire avancer le sujet. La réduction du harcèlement sexuel serait un véritable progrès, une vraie avancée dans notre société.

 

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